Relations entre le marché européen et le marché russe

Dépasser les injonctions de Bruxelles...

À l'encontre de nos intérêts économiques ?

Russie et Europe - tensions et relations
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Les spécialistes le disent, il serait fou pour l'Europe de faire du problème de la crise Ukrainienne l'occasion d'une confrontation avec la Russie.

Il ne s'agit pas ici d'exprimer des opinions politiques mais bien de pointer les intérêts économiques de l'Europe et de la France –laquelle était au 1er janvier 2013 le 2ème investisseur étranger en Russie, sans tenir compte des investissements provenant de zones à fiscalité attractive– et, à travers elle, de ses quelques 1200 entreprises qui se sont déjà lancés depuis 20 ans sur ce nouveau marché (re)émergent au fort potentiel.
 

En dépit du fait que l'UE est le 1er partenaire commercial de la Russie et que ce marché russe (avec encore des espaces de développement gigantesques) représente des enjeux économiques et culturels considérables, on a parfois du mal à comprendre pourquoi rien n'a été fait depuis l'effondrement de l'Union Soviétique pour rapprocher l'Europe de la Russie et la faire entrer dans un espace de droit commun, mutualisant ainsi nos forces et nous appuyant sur nos complémentarités, plutôt que de nourrir nos différences...
 

En  dépit également des liens culturels et historiques que la Russie et l'Europe de l'Ouest entretiennent depuis plus de deux siècles, Bruxelles n'envisage pas de mettre en place un espace économique commun regroupant tous les pays d'Europe et de l'ex-URSS, solution que proposait Moscou déjà depuis deux décennies.

Francois Mitterand avait également, lors de la chute de l'URSS, avancé ce projet ambitieux d'une confédération européenne étendue à la Russie – sorte d'organisation de l'Europe continentale et gage de paix et de sécurité pour tous ses peuples – avec l'idée d'un axe Paris- Berlin-Moscou.
   

Ceci étant dit, notre intérêt n'est-il pas de tirer parti de nos investissements et de capitaliser sur le chemin parcouru depuis 20 ans, parcours au long cours, fait d'efforts de compréhension mutuelle, de négociations parfois chaotiques et peu "orthodoxes", souvent menées de façon atypique, de partenariats obtenus au bout de chemins de traverse, grâce à de nombreuses heures d'investissement humain patient et obstiné, de tactiques et d'alliances, de contrats signés alors qu'on n'y croyait plus... ?

Tant de temps et d'énergie déjà investis... Et quand on sait qu'avec les Russes, il faut du temps pour gagner leur confiance mais qu'une fois qu'on l'a obtenue et qu'on a signé le premier memorandum of understanding, on est "partenaires et amis", le plus gros est fait...

Et une fois le processus engagé, les Russes sont très fidèles en affaires !
 

Les premiers défrichages et lancements d'activités sont donc derrière nous.

Il appartient à chacun, en attendant des temps plus favorables, de maintenir le lien avec ses partenaires russes, de redoubler de présence psychologique et d'occuper davantage leurs pensées, même à distance.

Il est important, si on ne veut pas laisser passer d'autres bonnes opportunités ou tout simplement les laisser nous échapper, de les rassurer et de les assurer de notre fidélité en affaires et de notre prise de recul par delà les déclarations politiciennes.
 

Les Russes sont inquiets à l'idée de devoir subir les sanctions –plus au niveau de leur image que sur d'éventuels impacts économiques dont ils auraient d'ailleurs moins à souffrir que nous–, eux qui ont une notion du temps beaucoup plus élastique que nous et qui ont besoin de voir les choses en grand.

Ils craignent et appréhendent de ne pas pouvoir continuer à travailler avec leurs partenaires/amis français dans la confiance et avec des perspectives de développement long terme.
 

Les récents sondages montrent que 59% des Français ont plutôt une mauvaise image de la Russie. Or, les Russes ne demanderaient pas mieux que de continuer à faire des affaires avec l'Europe et la France...

  

Emmanuela d'ORIVAL

Emmanuela d'Orival, consultante Russie Akteos

Spécialisée dans l'accompagnement d'organisations ayant des relations d'affaires avec des Russes et consultante Akteos, Emmanuela d'ORIVAL a plus de 20 ans d'expérience.
 

Après avoir été Responsable de Projet avec la Russie, elle s'est spécialisée en tant que Consultante Formatrice et Coach dans l'accompagnement des carrières : bilans de compétences, outplacements, executive coachings et formation management.

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