Les Danois heureux, un mythe ?

Inde : continent multiculturel par essence
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Navigateurs hors pairs, les Vikings danois furent d’abord des commerçants au long cours. De cette époque de la fin du VIIe siècle au milieu du XIe, les Danois ont gardé cette volonté de partir pour conquérir le monde. Mais le plus souvent le Danois revient à ses racines. Qu’elle en est la raison ?


Depuis l’un des premiers sondages européens sur la question en 1973, le Danemark arrive encore et toujours en tête des classements internationaux du bonheur. Il est le numéro 1 du fameux « World Happiness Report » de 2012 et 2013, Rapport Annuel mondial du bonheur des Nations-Unies.
Quelles sont donc les recettes du bonheur pour les 5.6 millions de Danois ?

 

La recette du bonheur au Danemark

 

  • L'égalitarisme entre les classes sociales repose notamment sur une législation danoise qui prescrit le salaire égal entre les hommes et les femmes (Ligelønsloven) depuis 1989. Le mode de vie danois est dicté par l'idéologie de la « Janteloven » qui est partagée par tous et selon laquelle les Danois sont tous égaux. Le système scolaire a également une place fondamentale puisqu’il cultive le développement personnel avant la course à la réussite. Là-bas, la notion de grandes écoles n’existe pas
  • La flexisecurité permet d'embaucher et de licencier facilement ; c'est une politique énergique d’activation pour les sans-emplois avec un système de formation tout au long de la vie. De plus, au Danemark, les chômeurs ont des droits mais aussi des devoirs...
  • Une pression fiscale de 50,1 %, c’est-à-dire la plus élevée du monde. Or malgré cela, les Danois ne nourrissent aucun sentiment de révolte car 33% des revenus fiscaux sont redistribués aux citoyens danois pour le système éducatif, les infrastructures et les actions sociales. Les Danois bénéficient d’un enseignement presque gratuit ainsi que de soins médicaux et hospitaliers gratuits

  • Et que dire d’un pays où un doux sentiment de confiance et de sécurité est tel qu’on laisse son bébé dans la poussette à l’extérieur du magasin lorsqu’on fait ses courses


L'esprit d'équipe : un groupe d'individus autonomes


Les tâches sont effectuées en commun, les objectifs partagés et le produit final est le résultat des efforts collectifs. Dans le même temps, on attend des employés une grande autonomie et une vraie indépendance. Il est libre de choisir le moyen d’effectuer son travail de la manière la plus performante.

  • Une façon de travailler très coopérative : la tradition danoise du travail d’équipe implique une évaluation du groupe et une réponse de l’équipe

  • Une culture de l'explicite : tout est fait pour être compris. Le confus, l’imprécis, l’ambigu sont chassés au bénéfice de la clarté et la concision.

  • La culture feedback et/ou la manière dont sont transmis les ordres un manager danois se considère plus comme un coach que comme un dirigeant. Il attend donc de son équipe des feedback réguliers, qui permet au manager danois de suivre où ils se trouvent dans leur tâches.

  • Le Danois va respecter la ponctualité et les deadlines, être à l’heure et partir aussi à l’heure. Il met un point d’honneur à bien faire son travail. Ne pas arriver à boucler son travail dans les temps signifie une mauvaise organisation de sa part et une mauvaise gestion du temps.


Au Danemark, le « temps c’est de l’argent » quand on travaille

  • Lors des réunions sur place, le Danois n’aime pas perdre ni son temps si celui de son interlocuteur vécu comme une manque de respect. Si vous faites des affaires sur place, il est important d’arriver à l’heure, gérer le temps imparti, parsemer votre proposition d’un maximum de détails et toujours conclure avec un objectif clairement défini et une date pour se revoir.

  • Les réunions sont considérées comme des moyens de rechercher le consensus autour d’une discussion ouverte où chacun exprime son opinion et ses suggestions. Les réunions danoises ne sont donc pas des forums où chacun écoute les briefings des supérieurs, prend connaissance des décisions qui ont été prises et reçoit des ordres. Par conséquent, les réunions doivent être structurées de telle façon qu’elles laissent de l’espace pour les contributions de chacun.

  • La faible distance hiérarchique et l'absence de formalisme peuvent occasionner des malentendus ; le processus de décision n'est pas évident à comprendre et il est parfois difficile de savoir à qui s’adresser. Un certain temps d'adaptation est nécessaire avant de se sentir à l’aise.


Un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle


Le rapport à la vie privée et à la gestion du temps est primordial au Danemark. Il n’est pas rare de voir un Danois partir de son bureau à 16h00, car il considère que la réussite de sa vie passe par l’équilibre entre sa vie au travail et sa vie familiale. Au Danemark, l’enfant est considéré comme l’Or de la Nation. Un adulte pourra être puni par la loi si ’il met la main sur son enfant.

 

L’ambiance de travail se caractérise par une atmosphère détendue ; on se concentre davantage sur les tâches et responsabilités plutôt que sur les titres des personnes. Par ailleurs, chaque personne a la possibilité d’exercer une influence au travail quelle que soit sa position.

Enfin, un ton informel facilite la communication : on ne se juge pas, on se respecte.

 

Do’s

  • Arrivez pile à l’heure. Si vous avez du retard, ne serait-ce que 10 minutes, appelez votre interlocuteur pour l’en informer.
  • Utilisez plutôt les réseaux sociaux pour communiquer.
  • Offrez des produits français de qualité.
  • Habituez-vous à une hiérarchie quasi plate où il peut être difficile d’identifier son interlocuteur.

Dont’s

  • N’envoyez jamais vos produits en retard.
  • N’embrassez pas un Danois sur les joues, il se sent très mal à l’aise quand vous vous approchez trop de lui.
  • Ne vous renseignez pas sur sa vie privée, le Danois fait une nette distinction entre vie au travail et vie familiale.
  • Ne parlez pas de vos réussites ni de vos diplômes, mais gagnez la confiance d’un business Partner danois par votre sérieux et votre rigueur


Anecdotes d’un expatrié français au Danemark

 

« Alors que j’étais encore nouveau, j’ai été très étonné un jour lors du déjeuner. Deux de mes collègues étaient en train de discuter à table. Le patron est arrivé, ayant visiblement quelque chose à leur dire mais il a dû attendre qu’ils finissent leur conversation. Ils parlaient juste de leur weekend mais leur supérieur était supposé attendre. »

 

Article proposé par Pia

Pia Abildgaard, Consultante Danemark Akteos

Danoise d’origine, Française d’adoption et Européenne par conviction, Pia s’est illustrée dans des structures de conseil en développement à l’international depuis 25 ans.

Elle vit entre la France, le Danemark et l’Angleterre et forme aujourd'hui des top managers en vue d’une expatriation ou d’une collaboration internationale réussie au Danemark.

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