Expatriation : une réussite à 3 maillons

 

Réussir son expatriation
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Missionner un collaborateur chargé de famille à l’étranger signifie expatrier 3 entités : l’individu,
sa famille
et le professionnel.
 

Acquérir l’expertise du pays d’accueil doit servir à renforcer ces 3 maillons. Sauf à risquer de voir le plus faible mettre en danger la chaîne entière.
 

Un collaborateur accepte de partir en expatriation parce qu'il en retire des bénéfices.

Cette forte motivation, permet donc à l’expatrié de faire les efforts nécessaires sur le plan professionnel pour surmonter les obstacles interculturels.

Mais s’il laisse sur le quai de départ ses aspirations profondes et celles de sa famille, c’est sa mission professionnelle qui est en danger. 

   

La réussite de l’individu

Le professionnel se formera à la culture du pays d’accueil pour se donner les moyens d’atteindre les objectifs de sa mission.

Mais qu’il oublie de répondre à ses interrogations et à ses aspirations, il risque alors de devenir une bombe à retardement pour lui-même.
 

Le "syndrome de Paris" (Pari shôkôgun), mis en évidence par le Dr. Ota Hiroaki, décrit le malaise des Japonais, et surtout des Japonaises, qui ont idéalisé une image romantique et passéiste de Paris et qui ont été déçus, surpris, choqués, au point de devenir malades.
 

C’est bien l’individu qui est exposé à une des épreuves de l’expatriation : l’idéalisation ou le rejet du pays d’accueil. 

Combien sont fascinés depuis toujours par un pays mais tombent de haut quand ils vivent sa réalité culturelle !

A l’inverse, d’autres vont faire un refus à priori mais se prendre au jeu de la découverte jusqu’à perdre tout sens critique.  Parfois les deux voient se confirmer  leurs rêves ou préjugés.
 

Une expatriée, passionnée par la Chine a été surprise par le décalage entre sa connaissance livresque et intellectuelle du pays et la vie à Shanghai. Elle est partie sans avoir été préparée à travailler avec des Chinois d’aujourd’hui et a eu beaucoup de difficultés à mener à bien sa mission.
 

Après un séjour réussi en Allemagne, un expatrié part pour l’Italie sans enthousiasme.

Il est rapidement fasciné par la beauté des lieux, la culture, la langue, le climat, le côté jovial des Italiens et passe à côté d’une réalité professionnelle plus complexe malgré des apparences trompeuses.
 

Dans les deux cas une déstabilisation culturelle personnelle compromet l’équilibre psychologique de l’expatrié et met en danger sa mission.

Les effets classiques d’une intégration ratée -  mal du pays, ressentiments négatifs vis-à-vis du pays d’accueil - s’accompagnent alors d’une pathologie négative : irritabilité, nervosité chronique, anxiété, instabilité d’humeur, voire dépression et même tendance à l’autodestruction (alcoolisme, drogues, aventurisme sexuel).
 

Le collaborateur en souffre profondément en tant qu’individu alors même que le professionnel peut « serrer les dents » et continuer son chemin. Mais sa famille a vite fait d’être victime de sa souffrance.

A moins qu’elle ne soit elle-même victime d’un choc culturel négatif.
 

La famille, elle aussi, doit réussir son expatriation

3 exemples suffisent à montrer l’impact du choc culturel sur la cohésion familiale – et donc les effets psychologiques sur l’expatrié :
 

1. Une famille française qui s’expatrie aux US avec des enfants a intérêt à être en phase avec les valeurs des écoles du pays.

Quel système scolaire choisir quand les écoles américaines – à tort ou à raison - ont plutôt mauvaise réputation en France ?

Les parents voient-ils là l’opportunité pour leurs enfants de découvrir un environnement nouveau, de s’immerger dans  un milieu dont l’objectif est de développer la confiance en soi et la créativité ? Ou pas ?

Veulent-ils orienter leurs enfants dans cette voie ? Sont-ils eux-mêmes ouverts à cette nouvelle orientation ? 

Les parents auront de meilleures chances de raffermir la cohésion familiale s’ils ont répondu à ces questions cruciales en amont.
 

2. Le mari d’une expatriée aux États-Unis a réalisé sur place qu’il ne supporterait pas longtemps la mentalité américaine.

Homme plutôt réservé, il faisait un refus inconscient de la langue anglaise et considérait l’entourage local comme superficiel. Il n’a pu recréer un cercle de "vrais amis" et profiter ainsi d’un soutien social suffisant.

Il s’est replié sur lui-même en développant indécision, hypersensibilité aux critiques, étroitesse d’esprit, inflexibilité, etc. Ces symptômes de l’inadaptation culturelle ont créé une dépendance excessive vis-à-vis de sa femme qui s’est retrouvée écartelée entre mission et soutien à son mari.

Le séjour familial a tourné court. 
 

3. Une famille franco-allemande s’expatrie en Afrique du Sud.

L’épouse découvre bien vite que vivre 24h/24 dans un ghetto entouré de murs électrifiés, entre conjoints d’expatriés, n’est pas une sinécure.

Elle commence à se poser de sérieuses questions en découvrant que l’adresse précise de l’école des enfants  doit leur rester secrète pour prévenir toute tentative de prise d’otages !

Une réalité bien éloignée des clichés d’Out of Africa qui met à l’épreuve la cohésion de la famille entière.  

 

Les 3 exemples ci-dessus montrent l’intérêt d’intégrer la dimension  interculturelle :

  • Au moment de la sélection de l’expatrié - et pas seulement juste avant son départ. Les questions de fond peuvent ainsi être débattues - mieux vaut savoir avant de partir si on aura du mal à s’intégrer et prendre ses dispositions.
     
  • Avant de partir, en faisant participer la famille de l’expatrié – conjoint et enfants.
     
  • Sur place, si le besoin se fait ressentir, par un coaching personnalisé
     

La réussite du professionnel en danger

On voit donc que l’intégration culturelle réussie dans le milieu professionnel est essentielle mais ne suffit pas à assurer le succès de la mission.
 

Qu’un seul des deux maillons précédents soit sérieusement affecté, et le stress interne engendré déstabilisera le professionnel sur son lieu de travail.

Il subira alors d’autant plus fortement le choc culturel dans son univers de travail et risquera d’être la proie de manifestations classiques telles que : besoin de domination déplacée et d’attention excessive, signes d’impatience chroniques, colères soudaines, agressivité latente, critique excessive des collaborateurs et partenaires locaux, etc. 
 

La réussite professionnelle de l’expatriation ne peut donc pas être isolée de celle de l’individu et de sa famille.
 

Une expertise pays déclinée sur 3 niveaux  

Une bonne préparation à l’expatriation permet de faire des choix éclairés et conscients pour l’individu, la  famille et l’entreprise.
 

Une formation interculturelle permet de gagner beaucoup - temps, énergie et argent - et d’éviter stress, souffrances et échecs - personnels comme professionnels.   

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